Laurent Cavalié cueille dans les garrigues languedociennes de grande gerbes de myrte, d’arbousier, des tiges de férule commune, et aussi des cailloux, des os… Sa cueillette il la transforme en corps sonores, raisonnant sur les peaux de ses tambours. Ça cogne, ça frotte, ça crisse, et de cette matière jaillissent les rythmes.
Et les rythmes portent la parole : des récits familiaux, des récits de rencontres émouvantes, des témoignages intimes, qui racontent la langue occitane maltraitée et toujours vivante, maltransmise et toujours chantée.
Elle sommeille dans les mémoires et dans les corps, elle appelle dans le noir, elle réclame des bouches, des larynx, des corps dansants et des tambours ancestraux, pour une fête sans limite en pleine lumière.
Alors il chante à pleine voix sa poésie occitane. Il chante sa langue comme l’ont fait les anciens avant lui. Car la langue, c’est l’esprit.
C’est dans notre langue que réside notre monde, et plus on connaît notre monde, plus s’ouvrent les portes du monde.
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